Salamandre Cycles


Yann et Laure


Qui es-tu ? Quelle est ta pratique, ton terrain de jeu ?
Eh oui c’est encore moi ! Vous me connaissez déjà donc je ne vais pas me présenter à nouveau. Je viens ici vous parler d’un terrain qui n’est pas à proprement parler mon terrain de jeu, mais plus mon terrain de travail. Et aussi d’un rêve… Je viens vous parler de mes petits trajets quotidiens et d’un hypothétique voyage tout-terrain (modérément tout terrain mais tout terrain quand même)
Parle-nous un peu de ton vélo.
La belle bicyclette que voici se prénomme Laure. Pourquoi Laure ? Parce que je ne vois vraiment aucune raison valable justifiant de ne pas rouler sur Laure ! (merci Claude pour ce beau jeu de mots !). J’ai donc décidé de jouer une fois de plus l’alchimiste et de faire apparaitre Laure en transformant l’acier.
Laure est appelée à prendre la suite de la Recyclette qui m’accompagne au quotidien depuis 6 ans, laquelle m’a offert, en outre, un voyage aller-retour à l’Atlantique en 2014. Mais Laure aura plus d’une corde à son arc et pourra se transformer en quelques minutes en baroudeuse des sentiers. Exit les porte-bagages, garde-boues et pneus route. Equipée d’une paire de pneus 27.5+ et d’une bagagerie souple, elle pourra se lancer dans un (hypothétique à ce jour) voyage purement tout terrain.
Dans un premier temps, c’est Frédéric (Pas le Frédéric du Fantôme, mais Mr Cévènavélo) qui aura l’honneur de l’inaugurer, dans une configuration tout terrain light, sur l’Italy Divide, une compétition tout terrain non-stop de 900km. Un vrai caméléon cette Laure !
Pourquoi as-tu choisi ce type de vélo ?
J’ai besoin au quotidien d’un vélo confortable et sans souci. Mon vélo actuel est confortable mais sa transmission à dérailleurs et ses freins sur jantes demandent un entretien que je ne prends que rarement le temps de faire. J’apprécie aussi beaucoup la diversité des positions offerte par ces cintres dérivés des cintres de route. Enfin, même si je ne le ferai peut être jamais, j’aime l’idée de pouvoir décider sur un coup de tête de partir en voyage, que ce soit sur route ou dans les sentiers avec un vélo prévu pour ça tout en étant celui auquel je suis habitué au quotidien.
De manière générale, je ne suis pas adepte des vélos « couteau-suisse » qui peuvent, en changeant quelques pièces, passer d’une configuration à une autre. Dans le cas du vélo de Damien je trouve cela cohérent car le changement de roues est quasi instantané sans aucune autre action requise. Dans le cas de Laure, je trouve ça cohérent également car la conversion tout terrain n’est prévue que rarement. Ce n’est pas un vélo que je veux utiliser en tout-terrain le week-end et sur route la semaine (dans ces cas là on fait la conversion une fois, deux fois, et ensuite on oublie…). L’idée est vraiment de changer de configuration pour un usage vraiment exceptionnel qui justifie d’y consacrer une heure de travail, d’autant plus que le changement de pneu, surtout avec les montages tubeless, n’est pas l’opération la plus rapide et elle consomme du liquide préventif.
Pourquoi as-tu choisi ce format de roues ?
En fait, j’ai choisi plusieurs formats de roues. Mais qu’il s’agisse de la configuration utilitaire ou baroudeuse, les pneus sont de toute manière plus larges que la moyenne.
La taille de 27.5 pouces s’est imposée principalement pour le choix de pneus VTT de 2.0 à 4.0 pouces et la disponibilité certes encore faible certes mais en progression de pneus larges à profil route. Ce diamètre ne serait pas un bon choix pour un tour du Monde (le 26 pouces est nettement plus facile à trouver) mais cela n’entre pas dans le cahier des charges de Laure. Et le cas échéant, il serait toujours possible de monter des jantes de 28 x 2.35 par exemple (le standard 28 pouces, aussi appelé couramment 29 pouces en VTT ou 700c sur la route, n’est pas aussi courant que le 26 pouces mais nettement plus que le 27,5, aussi appelé 650b).
Version baroudeuse : un pneu de 2.8 pouces à l’arrière, au-delà, cela ajoutait des contraintes de conception au cadre et parce que cette section offre un bon compromis roulage / confort. Un pneu de 3.0 à 3.8 à l’avant parce que le confort est primordial sur la durée et que sur la roue non motrice, il ne pénalise en rien l’efficacité.
Version utilitaire : de gros pneus Schwalbe Super Moto X en 2.4, tolérants au chargement même quand on a oublié de les regonfler, protégés contre les crevaisons et très confortables.
Les jantes de 35mm entre crochets permettent de faire travailler correctement ces deux modèles de pneu en montage tubeless.
Pourquoi as-tu choisi ce type de transmission ?
Pour un usage quotidien, le moyeu Rohloff s’est imposé par sa fiabilité et son entretien minimal. Frédéric en a déjà parlé au sujet du fantôme et je ne vais pas m’étendre à nouveau dessus. En revanche il ne permet pas de changer de roues facilement. Pas que les roues soient difficiles à démonter, mais le moyeu est cher. Donc en acheter plusieurs… Comme le changement de configuration n’est pas prévu de manière fréquente, le choix d’une jante pouvant accepter les deux types de pneus a été fait.
Le commentaire de Yann : Laure est un cocktail de tous ces ingrédients qui va avoir la lourde tâche de subir mes caprices et exigences du quotidien dans l’indifférence que l’on accorde si vite à ceux qui partagent nos journées, tout en rêvant des grands espaces dont je lui ai parlé dans un moment d’emballement. Mais qui sait…
Laure, ma très chère Laure, pardon d’avance pour mon ingratitude future…